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Nous cheminons à l’orée des forêts les yeux tournés vers l’intérieur, aveugles à la beauté des choses. Nous avançons pieds poings liés ignorant les sentiers de traverse redoutant la croisée des chemins.

Le visage ruisselant, nous oublions de respirer l’eau qui tombe, le vert qui brille, la terre qui monte, la pluie qui se noie dans le paysage, incapables d’emporter la senteur des arbres pour nos jours de chagrin.

Un jour nous arrêterons les machines, nous abandonnerons le flux, nous dénouerons nos cordes, nous reprendrons la marche, nous redonnerons au temps la durée et au paysage la beauté qui nous attendaient patiemment.

Nous découvrirons la brûlure qui perce le feuillage mouvant des forêts, l’ombre gigantesque de l’arbuste qui s’étire sur les pierres du chemin,

la fraîcheur d’un ciel encore humide après un orage d’été, les tâches

de lune qui révèlent les mystères de la nuit, les cris silencieux des arbres morts encore debout.

Enfin peut être trouverons nous notre chemin.

Claude Fournié

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